Un certificat numérique de santé mondial menacerait les libertés individuelles.

L'Organisation mondiale de la santé et l'Union européenne ont annoncé lundi la création d'un système de certification numérique de santé mondial, inspiré du pass sanitaire européen. Ce système, présenté comme un moyen de faciliter la mobilité et de protéger les populations face aux risques sanitaires, pourrait en réalité porter atteinte aux libertés individuelles et à la vie privée.

Le certificat Covid numérique de l'UE, qui indique si une personne est vaccinée, testée négative ou guérie du Covid-19, sera utilisé par l'OMS comme base pour un système mondial, accessible à tous les pays. Ce certificat sera le premier élément du réseau mondial de certification sanitaire numérique de l'OMS, qui prévoit de développer d'autres produits numériques liés à la santé, comme des carnets de vaccinations internationaux numériques.

Le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a qualifié ce partenariat de « historique » pour renforcer la sécurité sanitaire mondiale. Il a affirmé que le réseau mondial de certification sanitaire numérique pourrait aussi aider les personnes dans les situations humanitaires transfrontalières, en leur donnant accès à leur dossier médical lorsqu'elles sont déplacées par les conflits, les crises climatiques ou d'autres urgences.

La commissaire européenne à la Santé Stella Kyriakides a déclaré que le pass sanitaire européen avait été un outil important dans la lutte contre la pandémie et qu'il avait facilité les voyages et le tourisme internationaux. « Avec 80 pays et territoires connectés au certificat numérique Covid-19 de l'UE, l'UE a établi une norme mondiale », a-t-elle dit.

Toutefois, ce système soulève de nombreuses questions éthiques et juridiques. En effet, il implique la collecte et le partage de données personnelles sensibles sur l'état de santé des individus. Il pourrait aussi créer une discrimination entre les personnes selon leur statut vaccinal ou leur accès aux tests. Il pourrait enfin entraîner une restriction des libertés de circulation et d'expression, en conditionnant l'accès à certains lieux ou services à la présentation du certificat.

Commentaires

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  2. On pourrait à la rigueur l'envisager pour les vaccins dont l'efficacité est prouvée depuis le 20è siècle et pour tout nouveau vaccin imposer un délais d'expérimentation, réflexion et surveillance de 20 ans avant de le rendre obligatoire avec en plus l'accord de tous les pays du monde. Il faudrait surtout nationaliser tous les laboratoires, supprimer les brevets et les remplacer par des augmentations de salaire importantes des équipes qui trouvent alimentés par des taxes uniformes sur tous les médicaments. Le libéralisme actuel place l’argent au-dessus de la vie humaine. Les grands labos se rient des amendes gigantesques tant ils s'enrichissent. STOP

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    1. Entierement d'accord. La façon dont on a créé le Coronavirus en laboratoire en 1965 démontre qu'on ne peut pas faire confiance aux labos

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