Macron envisage de "couper" les réseaux sociaux en cas de crise.


Face à la montée des tensions sociales, le président de la République a évoqué la possibilité de limiter l'accès aux réseaux sociaux lors d'un échange avec des maires. Il estime que ces plateformes peuvent amplifier les violences et les fausses informations.

C'est une mesure radicale que le chef de l'État n'écarte pas. Lors d'une rencontre avec plusieurs centaines de maires français, organisée dans le cadre du Grand débat national, Emmanuel Macron a abordé la question du rôle des réseaux sociaux dans la crise des gilets jaunes. Selon lui, ces outils de communication peuvent être utilisés pour propager des rumeurs, des appels à la haine ou à la violence, et contribuer à la déstabilisation du pays.

"Nous avons besoin d'avoir une réflexion sur les réseaux sociaux, sur les interdictions qu'on doit mettre. Et, quand les choses s'emballent, il faut peut-être se mettre en situation de les réguler ou de les couper", a-t-il affirmé.

Cette déclaration intervient alors que le gouvernement a déjà annoncé son intention de renforcer la lutte contre la cyberhaine et les contenus illicites sur internet. Un projet de loi devrait être présenté prochainement pour obliger les plateformes à retirer plus rapidement les messages incitant à la discrimination, à la violence ou au terrorisme.

Le président de la République a toutefois précisé qu'il ne s'agissait pas de prendre une décision "à chaud", mais de mener un débat "à froid" sur le sujet. Il a également reconnu que les réseaux sociaux pouvaient avoir des effets positifs, notamment pour favoriser le dialogue entre les citoyens et les élus.

"Les réseaux sociaux sont aussi un formidable outil de démocratie participative, qui permet à chacun de s'exprimer, de se faire entendre, de proposer des solutions. Il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain", a-t-il nuancé.

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