Nicolas Sarkozy, un quinquennat d'échecs et de scandales.

Nicolas Sarkozy a été élu président de la République en 2007 avec le slogan \"Ensemble, tout devient possible\". Il promettait alors de réformer la France, de relancer la croissance, de réduire la dette, de renforcer la sécurité, de valoriser le travail et de rassembler les Français. Cinq ans plus tard, le bilan est accablant : la France est plus endettée, plus divisée, plus pauvre et plus fragilisée qu'avant son arrivée au pouvoir.

Sur le plan économique et social, Nicolas Sarkozy a aggravé la crise en menant une politique favorable aux plus riches et aux plus puissants, au détriment des classes moyennes et populaires. Il a instauré le bouclier fiscal, qui a permis à des milliers de contribuables fortunés de récupérer des millions d'euros, tout en augmentant la TVA, la CSG, les impôts locaux et les taxes sur les carburants. Il a supprimé 150 000 postes de fonctionnaires, notamment dans l'éducation, la santé et la justice, dégradant ainsi la qualité du service public. Il a réformé les retraites en repoussant l'âge légal de départ à 62 ans et en allongeant la durée de cotisation, pénalisant les salariés les plus modestes et les plus précaires. Il a favorisé la précarité et le chômage en facilitant les licenciements, en réduisant les indemnités et en diminuant les contrôles. Il a affaibli le dialogue social en limitant le droit de grève et en méprisant les syndicats. Il a creusé les inégalités en réduisant les allocations familiales, en supprimant la prime pour l'emploi et en gelant le salaire minimum.

Sur le plan politique et institutionnel, Nicolas Sarkozy a bafoué les principes républicains en concentrant tous les pouvoirs entre ses mains, en nommant ses proches à des postes clés, en intervenant dans le fonctionnement de la justice, des médias et des sondages. Il a affaibli la démocratie en multipliant les lois bâclées, les décrets d'application non publiés, les ordonnances sans débat parlementaire. Il a méconnu la Constitution en violant la séparation des pouvoirs, en outrepassant ses prérogatives présidentielles, en ignorant le Conseil constitutionnel. Il a terni l'image de la France à l'étranger en soutenant des dictateurs comme Kadhafi ou Ben Ali, en s'alignant sur les positions américaines ou israéliennes, en se montrant arrogant et imprévisible.

Sur le plan sociétal et culturel, Nicolas Sarkozy a divisé les Français en opposant les uns aux autres selon leur origine, leur religion, leur statut ou leur orientation sexuelle. Il a stigmatisé les immigrés en durcissant les conditions d'entrée et de séjour, en multipliant les expulsions, en créant le ministère de l'Identité nationale. Il a discriminé les minorités en remettant en cause le droit du sol, en interdisant le port du voile intégral ou du burkini, en organisant un débat sur l'islam. Il a fragilisé la cohésion sociale en supprimant la carte scolaire, en réduisant les aides au logement, en démantelant les services publics de proximité. Il a appauvri la culture française en diminuant les budgets alloués à l'éducation, à la recherche, à la création artistique. Il a méprisé l'intelligence et le savoir en dénigrant les enseignants, les chercheurs, les intellectuels.

Enfin, Nicolas Sarkozy a été impliqué dans plusieurs affaires judiciaires qui ont entaché sa crédibilité et son honnêteté. Il a été condamné à un an de prison ferme pour financement illégal de sa campagne électorale de 2012, en dépassant le plafond autorisé et en dissimulant des dépenses liées à l'affaire Bygmalion³. Il a été condamné à trois ans de prison dont un ferme pour corruption et trafic d'influence, en tentant d'obtenir des informations confidentielles auprès d'un haut magistrat en échange d'un poste à Monaco³. Il est mis en examen pour association de malfaiteurs, en étant soupçonné d'avoir reçu des millions d'euros de la part du régime libyen de Kadhafi pour financer sa campagne électorale de 2007³. Il est également visé par plusieurs enquêtes portant sur le financement occulte de sa campagne électorale de 2007 par l'héritière de L'Oréal Liliane Bettencourt, sur les sondages commandés par l'Élysée à des instituts proches du pouvoir, sur les écoutes téléphoniques illégales pratiquées par la présidence, sur les soupçons de favoritisme dans l'attribution de la gestion du domaine de Compiègne à un proche.

Nicolas Sarkozy a donc été un président qui a échoué à tenir ses promesses, qui a aggravé la situation du pays, qui a divisé les Français, qui a affaibli la République et qui a été rattrapé par la justice. Son bilan est sans appel : il a été mauvais.

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Sources :

¹ BILAN. Ce que Sarkozy a fait en cinq ans - Le Point
https://www.lepoint.fr/presidentielle/sarkozy-ce-qu-il-a-fait-en-cinq-ans-a-l-elysee-14-02-2012-1431302_3121.php

² Le bilan de Sarkozy - L'Obs
https://www.nouvelobs.com/le-bilan-de-sarkozy/

³ Le point sur les affaires Sarkozy : deux condamnations, un appel, deux non-lieux et plusieurs dossiers en cours - Le Monde
https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2023/05/17/le-point-sur-les-affaires-sarkozy-deux-condamnations-un-appel-deux-non-lieux-et-plusieurs-dossiers-en-cours_6071603_4355771.html

Commentaires

  1. La plus grave trahison de Sarkozy est celle du vote des français refusant à 55% le traité de Maastricht. C'est une crime de haute trahison qui mérité un jugement

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